Histoire et patrimoine

L’église Saint-Monna (XVIème siècle)

L’église paroissiale, dédiée à saint Monna (en fait saint Nonna), propriété de la commune, est située dans la partie ouest d’un vaste enclos englobant le cimetière. Elle se compose d’une nef avec ses collatéraux et d’un large transept à double pignon et noue centrale accueillant deux chapelles. Le chevet à noues multiples, dont les trois pignons à crochets font écho à ceux du transept, s’inspire du type Beaumanoir, du nom d’une famille de bâtisseurs d’églises de la région de Morlaix qui imaginèrent cette configuration.

 

L’aile nord de l’édifice primitif, la chapelle du Rosaire, de style gothique, porte la date de 1495. En 1597, le comte Michel de Rosmorduc la fait agrandir. Ses armes sont visibles au sommet du premier pilier. Le clocher porte la date, au-dessus de l’entrée, de 1618, et la tour celle de 1667. Restaurée en 1700, comme l’indique une inscription sur le mur ouest, cette église, de style Renaissance avec survivance du gothique fleuri, subit des réparations en 1781. Les prééminences de fondateur de l’église Saint-Monna et des chapelles de la paroisse appartenaient de temps immémorial à la famille de Rosmorduc qui disposait aussi de droits honorifiques en l’abbaye de Daoulas et en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Le , un ouragan détruit les vitres du pignon sud. Afin de prévenir d’autres incidents, les dimensions des fenêtres sont réduites, sur les conseils de l’ingénieur impérial des Ponts et Chaussées de Landerneau, Jean-Sébastien Goury.

Le clocher, à deux étages de cloches et double galerie, offre une particularité peu commune : la flèche, élancée et de section octogonale, est ornée le long de chacune de ses huit arêtes de dix-sept crochets en saillie sculptés sous forme de masques. L’église présente également un portail classique à deux pilastres et fronton, des statues, des retables et un banc seigneurial sculpté du 17ème siècle. Un petit escalier extérieur, côté est, donne accès à une crypte basse située sous le chœur, qui permettait aux retardataires de ne pas manquer la messe.

Près de l’église se trouve un petit ossuaire du 17ème siècle de plan rectangulaire, avec un clocheton en forme de lanternon. À une cinquantaine de mètres de là, à proximité d’un ancien lavoir alimenté par une source, la fontaine Saint-Monna, datée de 1681, abrite une statue en kersanton représentant le saint en tenue épiscopale, dans une niche à coquille.

(Article issu de la page Wikipédia créee par Gilbert Lemoigne, rédigée et maintenue à jour par Gilbert Le Moigne, l’un de nos concitoyens que nous remercions vivement).

La chapelle Sainte-Marguerite

On la découvre sur la route qui mène à L’Hôpital-Camfrout. Dans son ensemble, elle est de style gothique et possède un élégant clocher Renaissance. Elle comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur polygonal. Deux clochetons ornent la façade. La forme des fenêtrages et les dates portées sur la porte ouest, 1603, et sur le bénitier nord, 1692, permettent de dater le sanctuaire qui, en 1890, lors d’une restauration, subit une modification architecturale majeure : une chapelle, ainsi qu’une sacristie, sont ajoutées au bâtiment. Le bas-côté sud et le chevet datent de cette période. La transformation du double toit en un seul faîtage, également décidée à cette époque, n’a visiblement pas été réalisée, la toiture des bas-côtés se trouvant toujours en discontinuité par rapport à la toiture principale.

Sans l’enclos se trouve un calvaire en pierre de Kersanton dont la croix est datée de 1515. Il est supporté par un fût à pans qui porte la date de 1717. Une Vierge à l’Enfant figure côté est au revers du Christ en croix. La fontaine date de 1658 et est incluse dans la façade, abrite une statue dédiée à Sainte Marguerite, invoquée pour la délivrance des femmes enceintes, l’absorption de l’eau de cette source étant du reste recommandée aux futures mamans pour assurer une bonne lactation. La sainte est représentée accompagnée de son attribut le plus courant, le dragon. Seule la partie gauche de la chevelure est ciselée, l’autre partie n’étant qu’ébauchée ; par ailleurs, la tunique, contrairement au reste de la statue, n’a pas été lissée, ce côté « inachevé » étant en réalité une technique affirmée de mise en valeur du matériau, et partant du sujet, à travers un jeu subtil d’ombre et de lumière propre aux plus grands artistes de l’époque.

(Article issu de la page Wikipédia créee par Gilbert Lemoigne, rédigée et maintenue à jour par Gilbert Le Moigne, l’un de nos concitoyens que nous remercions vivement).

La croix des douze apôtres

Menhir christianisé de 1578 situé au nord du village en bordure de l’ancienne route Logonna – L’Hôpital-Camfrout.

La partie haute repose sur un socle (stèle préchrétienne ou polissoir ?). Elle aurait été gravée au 18ème siècle.

Les 12 apôtres :

Rang du haut : Pierre, André, Jacques le majeur, Jean

Rang intermédiaire : Thomas, Jacques le mineur, Philippe et Barthélemy

Rang inférieur : Matthieu ou Jude, Mathias, Simon, Jude ou Matthieu.

Les 12 apôtres sont surmontés : du Christ bénissant de la main droite et portant le monde de la main gauche, et d’une croix.
Un calvaire très semblable, la croix de Moone, est érigé en Irlande dans le comté de Kildare.

L’inventaire du patrimoine bâti sur le Parc Naturel Régional d’Armorique

 Calvaires, fontaines, lavoirs, chapelles, maisons à avancée… Les communes du Parc d’Armorique regorgent de trésors architecturaux. Le Conseil régional de Bretagne, le Conseil Départemental du Finistère et le Parc d’Armorique ont réalisé un inventaire de ce patrimoine bâti sur l’ensemble du territoire.

Réalisé dans une démarche scientifique, l’inventaire du patrimoine repose sur un recensement exhaustif des éléments du patrimoine, suivi d’un travail documentaire et d’analyse important.

Plusieurs « campagnes » d’inventaire ont été réalisées sur le territoire du Parc d’Armorique dès les années 1960-1980. En 1996-1997, un inventaire est réalisé sur le canton du Faou. En 2006, la Région Bretagne et la Parc naturel régional d’Armorique ont signé une convention pour élargir l’inventaire du patrimoine à l’ensemble du territoire du Parc. Ce travail s’est achevé en 2016 avec l’inventaire des dernières communes.

Les résultats de ces enquêtes servent d’outil au Parc et à ses partenaires pour définir des programmes de découverte ou de valorisation touristique, accompagner la révision des documents d’urbanisme ou encore établir des conseils en matière d’architecture.

Pour aller plus loin :